Encore un post plein de malaise, âmes inintéressées s'abstenir. Les visiteurs sont priés de ne pas lancer des cacahuètes aux animaux. Merci.

J'ai tout plein de problèmes relationnels en ce moment, je ne sais pas pourquoi. Ça doit venir de moi, forcément, mais je n'arrive pas à comprendre ce qui chie.

Déjà, avec Jennifer c'est un peu le yoyo: parfois on s'entend bien, tout se passe bien et tout et tout, et parfois j'ai l'impression que c'est fini : elle déprime à cause de moi, elle a l'impression que je ne l'aime plus, et ce n'est plus comme avant entre nous. Et de mon côté je ne sais pas ce que je ressens, c'est très paradoxal. En fait je crois que je sais ce que je ressens, et 1 heure après je ne sais plus.

Je l'aime, oui. Mais en même temps j'ai l'impression que ça ne change rien.

Elle a raison : on s'éloigne, lentement... J'ai la sensation qu'on n'est plus confiants en l'avenir comme on l'était avant, la sensation que malgré nous on sait que ça ne durera pas, même si on a envie d'y croire. La sensation de nous voir tous deux résignés, observant, impuissants, la fin de l'histoire. Vraiment la sensation d'être un spectateur devant une scène : observer, ressentir les choses, croire, espérer, mais être complètement conscient de ne pas avoir son mot à dire. C'est très difficile à décrire, je n'y suis certainement pas arrivé, tant pis.

Je l'aime ? Oui je l'aime. Pourtant elle se dit que je me détache d'elle. Et moi je me dis qu'elle n'a peut-être pas tort, mais pourtant je n'ai pas l'impression d'être moins amoureux qu'avant. Et pourtant quand j'essaie de me regarder extérieurement, objectivement, je vois que je suis effectivement moins attentif, moins "foufou" (ça fait un peu caniche, oui, bon).
Ça ne sert à rien que j'écrive tout ça, je me demande encore si je vais le poster, ou me décider enfin à ouvrir un blog anonyme quelque part. Je sais que Jennifer lit ça et qu'elle va le prendre pour elle. Pourtant ce sont juste mes états d'âme, des questions que je me pose, des bouleversements dans ma tête. C'est tout bête, c'est peut-être passager, et ça paraît sûrement ridicule.

Passons. De toute façon je n'arriverai pas à comprendre ce que je ressens, et encore moins à l'exprimer. Tout ce que je réussirai à faire à la fin du compte, c'est faire du mal autour de moi. Comme tous les posts où je parle de ce qui ne va pas, d'ailleurs. On dirait que je ne sais faire que ça : faire des conneries. Être impulsif, dire des choses réelles mais les dire avec mes gros sabots (ça parle un sabot ?). Et en même temps j'ai souvent l'impression d'être insignifiant, surtout à la bulle en ce moment.
C'est en grande partie dû à mon projet de stage. Je crois sincèremenet que les interventions successives de Michaël ont réussi à nous désintéresser presque complètement de notre but initial, TDD et moi. On était partis pour faire quelque chose qui nous tenait beaucoup à coeur, tout un travail d'idées, de recherche, de modélisation. Michaël a fait quelques apparitions, peu, pourtant. Une belle au début, "hop maintenant je suis directeur de projet, laissez tomber ça et ça et ça, faut pas le faire. C'est moi qui vais mener le truc.". Puis quelques-unes, qui se sont finies par "de toute façon, vous pouvez tout arrêter, moi je m'en fous de votre truc". Du coup, entre les parties "prévues à terme mais pas tout de suite" et les autres parties qu'on a dû abandonner car elles dépendaient de Michaël, on se retrouve avec... presque rien. Un moteur en backend qui marche bien, de la doc toute prête, bref quelque chose de bien construit, mais rien en production. C'est sûr qu'on a des choses prêtes à être continuées, mais au total tout est commencé et rien n'est fini. TDD me donne l'impression de s'en cogner complètement, et moi je code 2-3 trucs en ne sachant pas quel est le besoin et en n'étant vraiment pas sûr que ça va être utilisé, un peu comme un exercice pour s'occuper.

Résultat : confiance en soi, 0. Reconnaissance extérieure, 0. Motivation, 0. Améliorations du SI, 0.

Vivement la rentrée, vivement des trucs, je sais pas. Vivement une autre vie. Vivement qu'il fasse soleil, voilà. C'est bien, ça. Vivement du soleil.