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mardi 20 mai 2003

web delog

Pas très envie de bloguer en ce moment. Trop de monde qui lit ce blog. Je suis trop obligé de faire attention à ce que je vais dire, c'est pénible. Ou alors il faudrait rester dans des généralités, le dernier film au ciné (si bien fût-il, hein), le temps qu'il fait ou encore le temps qu'il ne fait pas, etc.
Il suffit que je dise que je suis fatigué ou que ça va ou que ça ne va pas pour être automatiquement assailli de questions, de remarques; pour que les gens me disent comment je dois penser, ce que je dois faire ou ne pas faire; qu'ils s'inquiètent surtout des conséquences que ça pourra avoir dans leur vie à eux.
J'en ai marre de ce mécanisme. Je suis en train de réaliser le côté pervers du weblog, en même temps que plusieurs autres personnes.
S'il-vous-plaît, les gens, enlevez les liens vers ce blog. Lisez-le quand vous voulez, des fois, à l'occasion, mais surtout arrêtez d'en faire une lecture quotidienne (ceux pour qui c'est le cas). Ce n'est pas censé (pour moi du moins) être un moyen de communication, la parole est très bien pour ça, ICQ un peu moins mais peut être un palliatif convenable.
Quand je veux m'exprimer franchement en faisant abstraction des lecteurs, je finis par le regretter.
Donc: arrêtez de lire ce blog, de m'en parler, d'en parler entre vous, voire même de le commenter à moins d'être sûr que ça vaut le coup (et voilà, je suis encore en train de me demander si je vais laisser ça, si ça ne va pas froisser les gens. Et puis merde).
C'était votre dernière lecture de ce truc avant de longs mois, voire un long infini? Vous allez virer tous ces liens "davux" qui traînent un peu partout tels des serrures indiscrètes? Bien, ça. Merci.

Pommé sur le toit

Suzanne arrive à la Bulle: "Je viens de recevoir un coup de fil d'une voisine au 31, il paraît que M. Lunar est coincé sur le toit".

Et effectivement, "M. Lunar", parti gambader sur le toit de l'école pour wifiter, s'est laissé enfermer. Nous sommes donc allés le récupérer, tels des pompiers secourant un chat acrobate mais pas trop.
Durée du séjour pour ledit chat (à poils longs): environ 1h.

lundi 19 mai 2003

kjhjyuthghjgbvjbj

Pas de questions! Les petits trucs à la con sont EN BAS! Et c'est tout! Et le premier que ça dérange je me fâche!!
Ça va changer, mais là je suis PAS D'HUMEUR!!
En plus j'ai faim.

C'est vrai quoi.

jeudi 8 mai 2003

Bob

Il était une fois, quelqu'un qui marchait dans la rue. C'était une fille.
Elle s'appelait Bob, car elle était née avec un bob sur la tête. Mais c'était pas de sa faute, sa mère l'avait conçue bourrée.
Donc elle marchait, son cornet d'huîtres à la main, dans les rues de sa ville préférée: la sienne. Il faisait un peu beau, mais pas très. Genre gris un peu lourd. Mais chaud quand même. Je sais même pas à quelle période de l'année, ni en quelle année. Disons cette année. Non. Entre cette année et une autre. Va pour 1992.
Donc Bob marchait. Bob, c'était son vrai prénom, hein. En plus ses potes lui avaient même pas trouvé de surnom. Ben oui, Bob c'est sympa. Surtout que la fille était même pas du genre garçon manqué, rien. Un peu, enfin moi je trouve. Mais pas trop, c'est vrai.
Et elle marchait. Ça faisait bien 1/2 heure qu'elle se baladait, allant entre les gens comme s'ils étaient absents - mais y avait-il vraiment des gens ?
Où allait-elle ? On s'en fout. Elle marchait. Je dis qu'on s'en fout, mais en fait elle aussi elle s'en foutait. En fait je crois qu'elle allait voir un copain, pour manger une pizza. Sur les marches de l'église. Ils adoraient cette église, enfin surtout les marches. Et du coup, ils passaient leur temps là-bas. Youk, il s'appelait le copain en question. Enfin c'était un pseudo, mais on connaissait même pas son vrai prénom. À moins que ce fût réellement Youk. Ma foi, vous lui demanderez, moi j'ai jamais compris.
Il était déjà là. Avachi sur les marches, avec ses fringues bizarres. C'était le genre beau gosse, pas mal de charme, mais un peu froid avec les gens. Il les regardait souvent d'un air complètement déconnecté, comme s'il ne les voyait pas. D'ailleurs là il était en train de fixer Bob droit dans les yeux, comme elle se rapprochait. Il ne l'avait toujours pas vue.
Bizarrement, Youk n'avait jamais paru attiré par Bob. Pourtant, pas mal de gens la trouvaient plutôt pas mal. Petite, des yeux noirs. Les cheveux bleus, arrivant à mis-dos, raides. Détachés, tout le temps. Elle aimait plaire, mais en silence. Adepte de jupes en jean taggées au marqueur, qui montraient de jolies cuisses sculptées par une bonne habitude de la marche. Sa démarche était volontaire, mais on surprenait parfois dans son regard quelque chose de fragile, voire apeuré.
Elle aimait plaire, mais s'en défendait. Non, le type du bar n'avait pas passé les 3 dernières semaines à essayer de la séduire. Non, non et non. Non, elle ne mettait pas sa poitrine en valeur avec ses hauts dentello-goths. C'étaient ses goûts, voilà tout. Sa manière d'être. Depuis 2 mois, elle vivait seule, errant dans les rues, squattant tout ce qui pouvait l'être. Ses parents ? Bof. Des dingues. Complètement barges. Elle avait fini par se barrer elle-même. Un temps, tout le monde s'était fait du souci pour ces huîtres qu'elle affectionnait tant. À 8h du matin, au milieu de la journée, après la fermeture des bars à 5h du mat', elle se traínait toujours avec son cornet d'huîtres à la main. On n'a jamais su où elle se les procurait. À-5-heures-du-mat! Des huîtres! Impossible. Et pourtant.
Lorsqu'elle se fut barrée de chez ses parents, personne ne la vit pendant une bonne semaine. Certains prétendirent avoir vu une fille aux cheveux bleus-noirs, et bien que tous affirmassent que c'était près de la mer, rien ne concordait. "Vers Zalho", disaient certains - des touristes, qui s'y étaient arrêtés quelque temps. "Beaucoup plus bas, aux abords de Moerry", disaient d'autres. Impossible. C'était à au moins 500 km au sud sur le littoral est, elle n'était partie que trop peu de temps pour se frapper de telles distances.
C'est Youk qui l'avait revue le premier. Comme ça, pouf, un matin elle était assise sur les marches. Elle mangeait des huîtres, ou plus exactement elle se léchait les doigts pour ne pas perdre une goutte du jus qui restait encore. Il n'avait pas eu le temps de la rejoindre, elle était partie précipitamment avant même de l'avoir vu. Tant pis. Il avait quand même laissé un mot à la craie sur la marche qu'elle venait de quitter. "RDV jeudi. Quand tu veux. Pizza.". Il savait pas trop à quelle heure lui donner rendez-vous, mais il savait très bien qu'ils y seraient en même temps.
- Aaah!
- Gros malin, ça fait une bonne minute que tu me fixes.
- Meuh non. On se la fait cette pizza ? Faut que tu m'expliques des trucs.
- T'as dit aux autres de venir, au moins ?
- Oui. Ils arrivent.

mardi 6 mai 2003

Courses

Il faut absolument que j'aille faire des courses, pour le premier ravitaillement de mon appart. Du liquide vaisselle moumoune, de la bouffe (pâtes surtout, yaourts, lait, tout ça tout ça), du savon et du dentifrice car ça va bientôt être la fin pour les actuels, une poubelle, ... je me demande où je vais bien pouvoir ranger tout ça.
Il faut aussi que je dépose quelques chèques qui traînent dans mon portefeuille depuis trop longtemps.
C'était le post DTLMSF du jour.


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