samedi 7 janvier 2006
piste au nez
Par davux, samedi 7 janvier 2006 à 21:04 :: je coucou youpi
J'ai beau bloguer super souvent ici, il y a quand même un truc que j'ai oublié de raconter à mon lectorat assoiffé: j'ai eu la chance, pour les fêtes de Noël, non seulement de prendre l'avion pour aller à Toulon (merci moman, merci Gérard :) ), mais aussi et surtout, d'effectuer une partie du vol... dans le cockpit \o/.
À l'aller, j'ai demandé au CC, à l'embarquement, si je pourrais aller faire un tour dans le cockpit, en expliquant que j'étais futur élève pilote en aéroclub et que le métier de pilote de ligne me passionnait -- enfin c'est en gros ce que j'ai dû baragouiner pendant qu'il me répondait « oui oui, ok, je vais demander aux pilotes, et s'ils sont d'accord je viendrai vous chercher pendant le vol ». Et effectivement, vers la fin du trajet, environ un quart d'heure avant le début de la descente, il est venu me chercher en me disant que c'était OK. Et là, en entrant dans le cockpit... juste « ouah ». Déjà, la complexité et la quantité d'instruments de bord fait toujours son petit effet à un néophyte comme moi. Ça a beau être un A319, donc pas de ce qui se fait de plus balèze en termes de tableau de bord, ça reste vraiment intimidant. Ensuite, la vue: c'était le matin, environ 8h, on passait au-dessus des montagnes, et en fait, c'est juste magnifique. Déjà, en regardant simplement par le hublot, je reste généralement scotché pendant tout le vol... mais alors la vue panoramique à partir du cockpit, c'est, heu, ouffissime. Désolé c'est indescriptible. Un jour ça sera mon bureau et je prendrai des photos, ça sera plus simple hein, on a qu'à faire comme ça.
Pour ne rien gâcher, les 2 pilotes étaient vraiment sympa, ils m'ont expliqué les grandes lignes du bouzin, toussatoussa. La phrase qui m'a marqué, de la part du CdB : « Ça fait 30 ans que je fais ce métier, je n'ai toujours pas l'impression d'aller travailler. »
Ensuite, peu après le tout début de la redescente, le CC m'a gentiment demandé de retourner à ma place. Dommage, j'aurais rêvé de rester pour l'atterrissage... Quoi qu'il en soit, c'était la première fois que je mettais les pieds dans un cockpit d'avion de ligne, et je m'en souviendrai longtemps.
Messépatou !
Au retour vers Paris, j'ai fait la même: demandé au CC si etc. en expliquant que etc. mais oui oui etc. demander etc. chercher etc. etc.. Du coup, même chose, joie renouvelée de voir une (jolie) PNC venir me chercher un petit quart d'heure avant le début de la descente, cockpit toujours aussi impressionnant mais complètement éclairé (il était 23h environ), et dehors une vue à la fois totalement différente de l'aller, et tout aussi belle. De nouveau, les pilotes ont été très sympathiques et le copi m'a aussi expliqué plein de choses. La seule différence avec l'aller... une petite phrase magique: « tu fais l'atterrissage avec nous ? ». Boh on va pas dire non hein, ça se fait pas ;) Bon et donc là, pareil, je pourrais raconter au détail près tout ce qui s'est passé vu de la pointe de l'appareil, l'approche au-dessus de Paris de nuit, l'inversion des gaz à l'atterrissage, le semi-automatisme dans toute sa splendeur, les procédures et checklists d'une précision d'horloger, etc.. Seulement je risquerais de tout gâcher. Alors en résumé il faut juste savoir qu'en sortant j'avais un sourire jusqu'aux oreilles dont j'ai eu du mal à me départir pendant les quelques heures qui ont suivi :D
Bref: rhaaaaaa... :)))